SANTE GENITALE DE LA FEMME ET RISQUES DE TRANSMISSION DU VIH

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SANTE GENITALE DE LA FEMME ET RISQUES DE TRANSMISSION DU VIH

Message par Liqueur le Jeu 5 Fév - 19:02

Le présent document porte sur les affections génitales qui facilitent la transmission du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez la femme. Il se propose d'examiner les obstacles à la prévention et au traitement que rencontrent les femmes dans les pays en développement.

La muqueuse épithéliale vaginale constitue la protection normale de la femme contre les infections; si elle n'est pas intacte, la vulnérabilité s'en trouve accrue. L'association de certaines infections sexuellement transmissibles (IST) et de l'infection par le VIH a été documentée, mais l'on ne s'est guère préoccupé à ce jour des autres causes de lésions, d'infections et d'inflammations génitales chez la femme, qui constituent des moyens plausibles de transmission du VIH. Les causes sont, entre autres, l'insertion dans le vagin d'objets étrangers aux fins de contraception ou d'avortement, le début précoce de l'activité sexuelle et la maternité, des lésions pendant les rapports sexuels, des infections de l'appareil reproducteur inférieur et l'infibulation.

Le diagnostic et le traitement des affections génitales ne sont possibles que lorsque les femmes ont accès à des agents sanitaires qualifiés et disposant des moyens d'identifier correctement leur état et de fournir une médication adéquate. Cela peut se révéler difficile, voire impossible, pour l'une ou l'autre des raisons ci-après.

Bien souvent, les femmes n'ont pas conscience d'être atteintes de vaginite et de cervicite, les types les plus courants d'infections vaginales.

L'accès aux services de santé est limité; les moyens, les compétences et les médicaments sont difficiles à trouver. Il ressort des enquêtes démographiques et de santé que dans de nombreux pays, la majorité des femmes, surtout celles qui n'ont pas reçu d'éducation et les femmes des zones rurales, ne reçoivent aucuns soins prénatals et sont beaucoup moins nombreuses à bénéficier d'une aide qualifiée lors de l'accouchement. Même si elle pratique la planification familiale, une femme peut passer toute sa vie sans un seul examen pelvien.

Le problème de l'accès limité aux soins de santé qui est courant dans tous les pays en développement est aggravé pour les femmes du fait de leur manque d'autonomie, de moyens financiers et de transport. L'écart concernant l'accès aux soins de santé entre les hommes et les femmes est encore plus flagrant lorsque l'infection évoque l'infamie d'une infection liée à l'activité sexuelle ainsi que par l'image des femmes en tant que sources d'infection par le VIH.

Un sentiment de pudeur, c'est-à-dire la répugnance à présenter ses organes génitaux à des professionnels de la santé est un sentiment généralisé parmi les femmes et constitue un puissant moyen de dissuasion pour ce qui est de l'utilisation de services de santé.

Les femmes reçoivent des conseils sur l'usage systématique et correct de préservatifs afin de prévenir la transmission du VIH, mais ce sont les hommes qui utilisent les préservatifs et les conseils supposent une communication et un accord entre partenaires pour chaque acte sexuel. Les communications concernant le sexe sont rares dans de nombreuses cultures, et en cas d'inégalité sexuelle et de refus par l'homme, la femme qui s'obstine risque de perdre tout appui économique, social et émotionnel.

Les changements qui doivent s'opérer à long terme dans les domaines juridique, économique et culturel sont énormes; s'agissant du court terme, les femmes peuvent prendre des mesures collectives dans leur communauté locale. Les femmes aussi bien que les hommes doivent apprendre à connaître leur corps et à pouvoir en parler sans honte ni gêne. Il faut les aider en leur fournissant des informations, des services de santé adaptés et appropriés, une aide juridique et des possibilités d'éducation et d'indépendance sur le plan économique.

Des techniques simples et peu coûteuses de diagnostic des IST devraient être prioritaires dans les domaines de la recherche et de l'assistance. Certaines techniques ont déjà été éprouvées et il est indispensable et urgent d'en poursuivre le développement et d'en subventionner la généralisation. L'amélioration des méthodes de prévention est d'une importance capitale, surtout les virucides et les méthodes de protection que les femmes peuvent utiliser. Ces méthodes, non seulement peuvent être plus efficaces que l'usage irrégulier de préservatifs, mais aussi elles donneront aux femmes une certaine maîtrise des ressources nécessaires à leurs propres santé et bien-être physiques et mentaux.
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